Motricité

Se déplacer à 4 pattes : 5 bienfaits pour l’enfant

A l’instar de la marche, le déplacement à 4 pattes fait partie des grandes étapes du développement du bébé. Cette compétence survient généralement une fois que l’enfant est capable de rouler sur lui même, de ramper et de s’asseoir. En effet ce n’est que vers 6-7 mois, lorsque l’enfant tient assis,lorsque son tonus du tronc et de la tête est suffisamment développé et lorsque sa tête est suffisamment mobile pour regarder autour de lui qu’on considère qu’il est prêt pour le 4 pattes.

La plupart des bébés apprennent à marcher à quatre pattes entre l‘âge de 6 à 10 mois bien que la coordination des membres supérieurs et inférieurs du côté opposé soit efficace aux alentours de 12 mois.

Bien entendu, certains bébés ne passeront pas par cette étape. Ils préféreront se traîner sur les fesses, glisser sur le ventre ou directement se hisser, se tenir debout et se mettre à marcher sans que cela ne freine leur développement ultérieur.

Néanmoins, le déplacement à 4 pattes a de nombreux bénéfices pour les acquisitions futures de l’enfant :

1-Le déplacement à 4 pattes contribue au développement de l’équilibre de l’enfant. En effet, ce schème moteur implique des mouvements coordonnés de sa tête et de ses yeux. Sa tête bouge mais ses yeux doivent fixer la cible de son projet moteur. Cela est possible grâce à l’oreille interne qui envoie au cerveau toutes les informations utiles sur le positionnement de la tête. Le cerveau en retour transmettra l’information vers le cou et la colonne vertébrale, garants du maintien de l’équilibre et du tonus postural.

2-Les informations transmises au cerveau contribueront également au développement de la conscience du corps dans l’espace.

3-Ce type de déplacement joue un rôle dans la transmission des influx nerveux et des échanges d’informations entre les deux hémisphères cérébraux. En effet, lorsque l’enfant se déplace à 4 pattes, les membres des côtés opposés bougent ensemble, aussi bien les bras que les jambes, mais aussi les deux yeux et les deux oreilles. Ce schème moteur favorise le développement du corps calleux, un faisceau de nerfs reliant les deux hémisphères cérébraux. Les deux côtés du cerveau et les 4 lobes qui les constituent seront ainsi stimulés conjointement contribuant au développement du fonctionnement cognitif. Autrement dit, la stimulation motrice et sensorielle des deux côtés du corps permet d’être totalement connectée à l’environnement, de mieux intégrer les informations externes et internes et ainsi d’agir avec plus d’efficacité sur tout ce qui nous entoure.

4-Le 4 pattes permet à l’enfant de combiner les différents mouvements du corps expérimentés antérieurement :

-lorsque l’enfant apprend à se retourner, il intègre le mouvement de rotation de sa colonne vertébrale, de sa tête et de son coccyx.

-lorsqu’il se redresse pour prendre appuis sur ses avant-bras, ses mains ou ses pieds, le bébé met en jeu des mouvements de haut en bas ou de bas en haut.

-lorsqu’il rampe, la coordination motrice a lieu d’un seul côté en même temps, le bébé met alors en jeu des mouvements d’un côté vers l’autre.

Grace aux expérimentations répétées des mouvements du haut vers le bas et d’un côté vers l’autre, l’enfant pourra en faire la synthèse et acquérir des mouvements croisés. Il pourra alors bouger son corps dans les tous sens de l’espace de façon coordonnée.

5-Le 4 pattes joue un rôle essentiel dans le tonus axial du corps. Le dos et le torse étant suffisamment musclés, le corps sera mieux préparé à la station debout et à la marche.

Aujourd’hui, de nombreux équipements sont prévus pour faciliter le confort de l’enfant et de ses parents au quotidien. De nombreux parents utilisent par exemple des sièges auto, des trotteurs, des transats réduisant les opportunités pour l’enfant de découvrir son corps et toutes ses potentialités. Ces objets pratiques pourraient perturber la motricité de l’enfant et le priver du déplacement à 4 pattes.

Pour favoriser ce type de déplacement, n’hésitez pas à installer votre enfant au sol en veillant à lui laisser quelques objets qui pourront attirer son attention. Il est également possible de disperser des obstacles tels que des boites en carton, des oreillers, des couvertures dans la pièce pour l’amener à les franchir. Toutes ces explorations sensori-motrices contribueront à développer son aisance corporelle et sa confiance en lui. Il est préférable également de laisser votre enfant se déplacer pieds-nus. Les chaussures n’ont pas d’utilité tant que l’enfant ne sait pas encore marcher.

Si votre enfant a un an et se déplace peu, n’hésitez pas à parler de vos inquiétudes à votre médecin. Vous pouvez également poser vos questions sur le déplacement à 4 pattes à la fin de cet article pour obtenir des conseils ou des informations d’un psychomotricien.

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